| NOGO
VOYAGES |
|
|
 |
| NEWS
/ ABOUT / TRIPS
/ NOTEBOOK |
VISITE SANS FIN DE LA DEFENSE |
|
THE ENDLESS TOUR OF LA DEFENSE |
| VIDEO
VISITE SANS FIN |
|
THE
ENDLESS TOUR VIDEO |
 |
| Parcours guidé
à pied
La visite se déploie en un parcours infini, incessamment
recommencé, dans le labyrinthe tridimensionnel et en perpétuelle
évolution du quartier d'affaires.
|
|
Pedestrian guided tour
An endless journey, always restarting, in the ever-changing, tridimensionnal
labyrinth of the self-contained business development of La Defense
in Paris.
|
| 
|
Loin d’être un quartier rationnel, fonctionnel,
international ou moderne, la Défense est un lieu magique, plein
de zones de liberté et de potentiel : un lieu d’agréments.
Sur-planification
Cela paraît difficile à croire aujourd’hui, mais
La Défense a bel et bien été conçue pour
rationaliser les circulations. Ici a été expérimenté
à l’extrême le principe fondamental de l’architecture
moderne, que Michel Houellebecq définit comme «un immense
dispositif d'accélération et de rationalisation des
déplacements humains» (MH, Interventions).
La Défense est le lieu où ce dispositif est devenu fou.
La multiplication des circulations y atteint un degré piranésien
: profusion infinie de passerelles, couloirs souterrains labyrinthiques,
espaces variés et ouverts: un dédale tridimensionnel.
La Défense incarne le chaos qui naît d’une surenchère
permanente de planification. |
|
La Défense, the office district of Paris, was
intended to be modern, rational, functional, and international. The
reality is very different: La Défense is a magical place, full
of grey areas, allowing free uses: a pleasure garden.
Over-planning
Even if it is difficult to believe, La Défense was planned
to rationalize the traffic of motorized vehicles and pedestrians.
Here has been experimented on a large scale the fundamental assumption
of modern architecture, which has been defined by Michel Houellebecq
as «a huge apparatus to accelerate and rationalize human movements»
(MH, Interventions).
La Défense is where this apparatus has gone crazy.
The profusion of lanes and paths, skyways, labyrinthic subterranean
corridors, varied open spaces... has reached a piranesian degree:
an infinite, three-dimensional dedalus. La Défense embodiesthe
chaos generated by a continuous escalation in urban planning.
|
|
|
|
Le prix de la pureté
L'Esplanade (=la dalle) est l’espace moderniste par excellence.
L'espace est très large, ouvert sur le ciel, totalement séparé
du trafic motorisé et libre de toute fonction prédéfinie.
La vue est dégagée et la disposition des bâtiments
répond à une logique simple (l’Axe Historique,
qui est presque un objet religieux pour les urbanistes de La Défense),
soulignée par des points de repère (l’Arche, le
CNIT, l’Arc de Triomphe au loin, le quadrillage au sol). A l’intérieur
de ses limites, rien n’interrompt la circulation des piétons.
Mais pour qu’existe cet espace pur, il a fallu rejeter autour
tout ce qui gênait (voitures, bus, espaces techniques, espaces
servants, parkings souterrains, terrains non affectés, sorties
de secours, gestion des ordures...) – d’où la prolifération
d’espaces résiduels, non pensés, mal circulants,
mal aérés.
La zone aux parcours extrêmement explicites a donc généré
autour d’elle une zone labyrinthique extrême. Dès
que l’on s’éloigne de l’esplanade, l’espace
se rétrécit, les dénivellations et les cassures
se font plus fréquentes. La dalle n’est jamais vraiment
plate, elle n’est qu’une suite de brisures, d’escaliers,
de pentes…
Comme projetés vers l’extérieur, ces morceaux
de dalles butent sur le boulevard circulaire comme sur une enceinte
de château fort qui protège La Défense de son
contexte immédiat, la banlieue ordinaire. La circulation y
est rapide et dangereuse pour le novice, le parcours accidenté,
comme des montagnes russes. |
|
The price for purity
The "Parvis", a huge concrete platform built upon the roads,
parking spaces and train station, is the modernist space par excellence.
The space is very large, open to the sky, completely separated from
the motorized traffic, and free from any specific function. The buildings
around it obey to a simple logic (the Historical Axis, almost a religion
for the urban planners of La Défense). Inside the limits of
the Parvis, nothing interrupts the free flow of the pedestrians.
But to make this pure modernist space real, it has been necessary
to reject on the outside everything that could have been a disturbance
(cars, public buses, subterranean parkings, trash disposals, unassigned
lots, technical places, emergency exits...) – hence the proliferation
of residual spaces.
The central zone generated around itself an extremely labyrinthic
zone. As soon as one moves away from the Parvis, the space narrows,
differences in levels appear more frequently. The platform is never
really flat (as intended): it turns into a series of cracks, stairs
and slopes.
As if they were projected to the outside, these fragments stumble
upon the ring road that surrounds the site (the boulevard circulaire)
as on the surrounding wall of a medieval castle that protects the
district against its immediate context, the ordinary suburb. Cars
move quickly, the road goes up and down, like a roller coaster.
|
 |
/\ Les points bleux correspondent
aux points où ont été géolocalisées
des photos sur Panoramio / Google Earth. Ils redessinent très
nettement ce que les urbanistes ont donné à voir: l'axe
historique et l'esplanade (la Main Street de La Défense), en
évitant systématiquement l'envers du décor.
|
|
/\ The blue dots indicate where
pictures have been geolocalized by Panoramio users. They retrace very
precisely the space that the urbanists wanted to show: the historical
axis and the Esplanade (La Défense's equivalent to Disneyland's
Main Street), avoiding the backlots of the modernist utopia.
|
La liaison du quartier avec l’extérieur
se réduit à sa plus simple expression. Soudain, il n’y
a plus qu’une passerelle suspendue au dessus des voies de circulation,
de morceaux de chantiers ou de parkings. Une fois la passerelle traversée,
on se trouve au dessus de coins de banlieue qui, au contact du monstre,
ont dérivé de sa forme, de manière plus chaotique
encore.
Pour redescendre sur terre, on pénètre dans escaliers
contenus dans d’étranges boîtes de béton,
on descend à pied des escalators qui n’ont jamais fonctionné,
on suit des chemins qui changent de direction de façon imprévisible,
des escaliers ajoutés à la va-vite, des trottoirs de
50 cm. de large bordant des voies rapides ou traversant des parkings
avant de remonter dans un jardin public…
Tous les cent mètres, une logique spatiale nouvelle. Mais les
espaces n’apparaissent pas singuliers au visiteur: ils sont
tous différents, mais tous indifférents, ce qui rend
impossible le repérage. Assemblage poétique d’objets
architecturaux, chambres secrètes, labyrinthe d’espaces
tantôt souterrains tantôt aériens, parcours étranges…
La Défense tient plus du collage surréaliste que de
l’urbanisme moderne.
C’est sans doute de là que le site tire une partie de
son attrait. Il exerce en effet «la fascination des labyrinthes
et des chambres secrètes, des passages sombres et des vertigineuses
volées de marches […] ni un bâtiment ni une ville,
mais une synthèse des deux, cette architecture fut conçue
par des gens qui construisaient en s’en remettant à leur
lumière intérieure et leur imagination vierge.»
Cette description de Bernard Rudofsky (Architecture sans architectes),
n’était pas destinée à La Défense,
mais elle s’y applique parfaitement. La
Défense est un parc d'attractions qui s'ignore.
La Défense offre des espaces de jeu immenses, déserts,
et très peu surveillés. Certes, les tours elles-mêmes
sont munies de portails infranchissables. Mais il reste une quantité
d’espaces accessibles – souvent de très grandes
dimensions – sous-sols, parkings, toits de certains immeubles…
La plupart des parkings sont libres d’accès aux skaters,
les espaces servants sont généralement accessibles,
les vigiles tolérants.
La durée d’une promenade à La Défense est
potentiellement infinie.
Voir aussi ladefense.org
et La Défense sur Lostincreteil.com
|
|
Connections with the exterior are as reduced as possible.
Suddenly, there is nothing left, except a skyway suspended above the
highway, parts of a parking lot, or construction sites. Once on the
other side of the skyway, one enters suburban landscapes which have
derived from their own logic to that of the monster, to become even
more chaotic.
Reaching the ground level implies to go through box-like concrete
staircases, to walk on escalators which have never been in use, to
follow paths that turn in new directions according to an unpredictible
logic, quickly added 50cm wide sidewalks bordering highways or to
walk through parking lots to enter a public garden...
Every two hundred meters, it's a new spatial logic. Yet, nothing appears
specific to the visitor: everything is different, yet indifferent,
therefore one can never know where one is. Poetic combination of architectural
objects, secret rooms, subterranean or aerial labyrinths, bizarre
promenades... La Défense looks more like a surrealist collage
than a modern urban planned district.
This might be the main reason for its attractiveness. It exerts «the
fascination of labyrinths and secret chambers, of murky passages and
vertiginous flights of steps - all the eternal mysteries of enclosed
space [...] neither house nor town but a synthesis of both, this architecture
was conceived by people who built according to their own inner light
and untutored imagination». This description by Bernard Rudofsky,
(Architecture without Architects) of a desert fortress in
southern Morocco would suit La Défense perfectly.
La Défense: an amusement park ignorant of itself
La Défense offers huge, desert and uncontrolled spaces for
leisure. Of course, it is impossible to enter the office towers without
a proper badge. But there is a lot of accessible spaces still –
often of very large dimensions – subterranean parking lots,
buildings roofs, unused spaces... Most parking lots are easily accessible,
devoid of any surveillance cameras. Most security guards are tolerant.
A promenade in La Défense is potentially infinite.
See also ladefense.org
and La Défense on Lostincreteil.com
|
>> Plus d'informations
|
|
>>> For more information...
|
 |
| |
|
|
|
| |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|