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LE MUSEE DE LA
BANLIEUE IDEALE


Attractions périphériques by RER
Stéphane Degoutin, Gwenola Wagon, 2010
 

 

Le musée de la banlieue idéale est situé dans une zone pavillonnaire. Il est constitué de pavillons, visitables pendant les horaires d’ouverture du musée.

Chaque pavillon est au sommet d’une colline artificielle, chacune des collines est au centre d’un rond-point et le public circule dans ce labyrinthe de rond-points.

Après l’achat du ticket d’entrée, le visiteur pénètre dans un des pavillons équipé d'un garage, d'une pelouse verdoyante et d'une piscine. Une bande-son raconte de la cave au grenier, l'aménagement du pavillon, les meubles du salon, la décoration de la cuisine, les objets ménagers, le coin bricolage.

Une famille composée d'acteurs est installée dans le pavillon. Ses occupations varient suivant les jours de la visite. Par exemple, si c’est un dimanche après-midi, vous trouverez une mère de famille en tenue de sport, son mari près du jardin arrosant les plantes et deux charmants enfants qui jouent au ballon autour de la piscine. Un autre couple d'acteurs joue les voisins sur la colline d’à côté et leur font un signe de la main. Les visiteurs peuvent se promener et occuper la maison, lire les livres, regarder la télé. Les acteurs d’une même famille continuent de vivre leur vie mais sont être plus ou moins relation avec les visiteurs. Ils organisent parfois des visites porte ouverte en s’adressant au public ou bien l’ignore, derrière ce qu’on appelle au théâtre le quatrième mur.

Les autres pavillons sont quasiment identiques à quelques détails près et les familles qui les occupent présentent de très légères variations. Les familles d’acteurs vivent réellement sur place et sont hébergées dans le cadre de résidence d’acteurs (pendant deux à six mois).

Le musée de la banlieue idéale reproduit exactement la réalité, sans aucun décalage de temps, ni d’espace. Il propose de visiter la banalité, telle quelle. Une sorte de ready-made anthropologique, un Musée de l’homme.

En sortant du musée le visiteur ressent une impression de déjà vu, troublé par ce musée du réel qui donne à voir exposé ce qui fait parti de la vie quotidienne, Où s’arrête le musée et où commence la vraie vie.

Si le musée se développe, le public empruntera une voiture et découvrira le quartier avec une bande son des années 2000, un grand centre commercial factice avec des acteurs jouant les clients dans lequel on ne peut rien acheter mais tout visiter.