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HAIR AND HORSES
 

Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon, 2010.

Résidence Artank au Lycée Agricole de Sées.

Hair and Horses, installation sonore pour écran mobile réalisée pour le Lycée agricole de Sées avec la participation des élèves de seconde en classe hippique

>> Informations et téléchargement de l'application ici


Ou quand le lieu se dédouble


Hair and Horses
dédouble le lieu. Les sons entendus prolongent les lieux dans une ambiance de « déjà-là ». L’espace se dédouble par une autre couche sonore qui se surajoute in situ.Le visiteur déclenche les sons en fonction de son déplacement et sa position dans l’espace du lycée, ce qui lui permet d’écouter in situ chaque ambiance sonore.

Les sons s’enchevêtrant, il peut écouter des mixages sonores, des morceaux se mélangeant en fonction de sa position.

Lorsque le visiteur entre dans le lycée, les premiers sons évoquent une ambiance hyperréaliste du lieu. Le hall d’entrée résonne des sons habituels. La cantine se prolonge dans une atmosphère familière. Chaque son témoigne d’une ambiance archétypale et donne l’impression au visiteur qu’il se plonge dans un lieu dédoublé. S’agit-il d’oiseaux en train de chanter dans le ciel ou bien des chants oiseaux remixés et diffusés dans les écouteurs ?

Les sons deviennent au fur et à mesure de l’exploration d’une inquiétante étrangeté. L‘atmosphère résonne différemment. Le lieu dédoublé devient alors de plus en plus irréel. Si bien que dans cette atmosphère étrange, le lieu est à la fois réel et imaginaire. Quel est ce bruit ? Quelles sont ces voix semblant venues de nul part ? Comme si le lycée devenait différent, comme si la réalité se distordait.

   

Hair and Horses

Où il est apparu que la plupart des élèves cherchaient différentes échappatoires dans leur vie de lycéen. Le lycée s’avère autant nécessaire dans la formation des élèves que le lieu d’éducation y est contraignant en terme d’espace et de temporalité. Les entretiens racontent tout autant la nécessité d’étudier que l’envie de s’évader, de s’éclipser en imagination et parfois en réalité. Ainsi on a pu prendre connaissance de deux "lycées", un lycée qui serait l'espace réel physiquement implanté sur le site avec son architecture et son emplacement géographique répondant aux contraintes techniques et logistiques d’apprentissage. Et un autre fantasmatique, celui du rêve, de galoper à cheval dans les champs, de flâner dans les halls du bâtiment réservé au BTS pour croiser des garçons plus âgés, de s’enfuir en discothèque loin de la ville, de se chercher une apparence la plus séduisante possible.

Il s’agissait d’une réalité schizophrénique renvoyant à notre propre adolescence, celle où s’enfermer dans une salle de classe pour apprendre suscite le désir d’évasion.

Comment les deux lycées : réel et imaginaire peuvent-il fusionner ? Comment les relier ?L’installation mixe ces deux espaces en une réalité fantasmatique. En partant d’un lieu très réaliste - hétérotopique - un lieu autre - qui renforce des modes d’apprentissage éclectique de la classe au cheval.

C’est dans cette optique que résonnent des ambiances de courses à cheval, des enregistrements de galop, des remix de musique de westerns, et des sons favorisant l’imaginaire de l’évasion.


Modes de diffusion Hair and Horses

Diffusion du projet in situ à partir d’une application géolocalisée pour écran mobile dans le lycée de Sées.

Diffusion d’une vidéo du projet avec les élèves de seconde en classe hippique, traces du dispositif à travers l'expérience des lycéens explorant le projet dans le territoire.

Cette vidéo permet de comprendre le dispositif et de documenter les explorations du projet de la part des lycéens.

La vidéo s'accompagne d’une carte des sons du projet.

La carte et la vidéo s’adapte en fonction du contexte de diffusion.


Avec la participation de :

Alexandra Bénaïssa, Stéphane Billard, Estelle Delaunay, Lucile Dubois, Anne Hamlaoui, Marie Hascouet-Bodenes, Saba Hasni, Solène Huet, Morgane Kesteloot, Simon Lemière, Sandy Levoyer, Alizée Linquette, Elodie Manoury, Maude Pivert, Steven Prouet, Clément Ripeaux, Marianne Sahm et Claire Talbot.

Remerciements :

Stéphane Billard